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Ni chaud, ni froid. [PV Curve]

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MessageSujet: Ni chaud, ni froid. [PV Curve] Lun 9 Aoû - 5:19

Makenzie avait la facheuse tendance d'être curieuse, jusqu'à aller fouiller dans la tête des gens, leurs moindres aventures avec leurs partenaires. Il faut dire que Makenzie avait toujours eu un fond romantique, et au lieu de lire un livre, ou juste regarder un film culte du genre roméo et juliette, elle préfèrait la réalité.

Un endroit idéal. De l'eau à perte de vue, et surtout des bateaux, des petites embarquations. C'était l'endroit où les gens se rencontraient, les gens se ressourcaient. Makenzie elle, préfèrait venir ici pour, en quelque sorte, espionner les gens, tirer les ficelles de ces petites marionettes. La jeune fille était sur le ponton, les jambes à l'eau, les yeux fermées. Elle se faufilait à la recherche d'une belle histoire d'amour.

«Un homme. Une femme. Tout s'était tellement défilé vite. Un coup de foudre, en quelque sorte. Mais la femme, X, avait déjà son fiancer à son bras. Seulement, elle n'avait pu résister à la tentation. Elle était revenue sur ce lieu des milliers de fois dans l'espoir de le voir. Et elle l'avait vu. Seulement, elle n'était pas capable d'avouer son amour. Ellle était venue lui donner rendez-vous ici dans l'espoir de lui avouer.»

Makenzie était un peu ennuyée. Que des histoires non terminées, des histoires trop classiques. Elle cherchait dans la mêlée, un lien fort, un lien qui retiendrait toute son attention. Malheureusement, rien. Rien de bien intéressant, qui méritait son attention. Elle décida donc de s'exercer. Makenzie trouva une fille sans histoire sentimentale, seule, déprimée. Elle chercha un homme, esseyant tant bien que mal de créer un lien. Qui donc ? Un homme qui avait beaucoup d'amour à donner, mais surtout à lui même, ou un homme qui avait du respect pour les femmes mais qui étqait un pot de colle. Makenzie esseya quelque chose pour la solitaire et le pot de colle. Elle s'imagineait les ficelles dans sa tête, et les noua ensemble. Tout de suite, leurs regards se croisèrent. Fière d'elle, Makenzie les observait du ponton. Ils avaient l'air intérresés l'un à l'autre. Le pot de colle se bougea donc les fesses et alla parler à la solitaire. Toute contente, Makenzie en perdit le fil. Elle esseya de se brancher sur quelque chose mais ça ne marchait pas ...

La grande resta longtemps à regarder ses pieds dans l'eau à la recherche d'une réponse, quand elle resentit le vide. Un vide. Non, pas dans le sens de froid. Ce n'était pas non plus chaud. Pas d'amour, mais pas de haine non plus. Le vide total. Aucune émotion, juste quelqun, qui était là. Elle ne pouvait rien lire, elle ressentait le vide. Intriguée par ce vide, Makenzie rechercha des yeux la provenance de tout cela.

Un garçon. Rien de plus. Innofensif, il avait l'air, mais pourtant il n'avait pas l'air gentil. Il n'avait l'air de rien. Âgé d'environ quinze, peut-être seize ans, il était frêle. Des cheveux sans couleurs, aux pointes noircis, et un regard d'acier. Soudain, elle sentit une douleur dans sa pointrine, comme si on l'avait électrocutée. Elle remarqua alors que le garçon, lui aussi, l'avait détectée.


Dernière édition par Makenzie Heart le Lun 9 Aoû - 19:11, édité 1 fois
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Curve
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MessageSujet: Re: Ni chaud, ni froid. [PV Curve] Lun 9 Aoû - 8:28

    ( Curve est plus vieux maintenant qu'il est omicron ; environ quinze ans, voir seize :3 )

    Elle jouait.
    C’était indéniable. Elle jouait.
    Comme lui avec le monde en guise d’échiquier, elle tirait les ficelles, contrôlait les meurs, attisait les cœurs. Il ne savait pas comment. Il ne savait pas pourquoi. S’en fichait, même. Tout ce qu’il savait, c’est qu’elle les influençait. Volontairement. Sans discrétion ni états d’âme, le monde en plateau de jeu, les humains en guise de pions, elle usait de son pouvoir pour modifier leur mental, tout comme lui le faisait en manipulant les autres.
    Elle jouait, mais trichait. Avec son pouvoir.
    Lui ne devait sa gloire personnelle qu’a son talent, ses fines répliques, ses actes mesurés. Tout n »était que savant calcul pour se servir des autres, pour que les personnes qui gravitaient autour de lui, ou avaient gravité à ses cotés tout au long de sa vie, agissent comme il le voulait. Sans démesure ni décadence.
    Il était le marionnettiste.
    Elle n’avait pas le droit de lui prendre sa place.
    C’était Lui le maître du jeu.

    Il ne savait pas ce qui l’avait mené ici.
    Le port. C’était un joli panorama, ou les effluves de la mer embrumaient les esprits, facilitaient le contact humain, attirait la foule, remuait le sang dans les artères. En bref, il y avait du monde, et le cendré détestait ça. Surtout depuis que l’annonce était passée comme quoi chaque porteur du virus devait se faire inoculer un remède contre son pouvoir. Comme un loup pris en filature, le garçon se sentait surveillé, chassé, dirigé vers un piège d’où il ne savait pas encore s’il en sortirait.
    Curve n’aimait pas douter.
    Mains dans les poches, il observait la mer, posté au bord d’un ponton inconnu, assez loin de la foule pour que personne n’aie l’idée de lui demander son chemin, ou pour qu’un gosse l’effleure, lui donne subitement la main, lui offre un sourire édenté qui donnerait au Loup une bonne raison de le gifler.
    Plongé dans ses pensées, il observait les embruns salés de la mer lécher le bois vermoulu de son observatoire, tanguant avec mollesse sur les vagues d’interrogations ininterrompues de son esprit insondable, figé sur une unique question qui le laissait nonchalant a la moindre pensée d’action.
    Quand rentrer ?
    La foule le lassait, le bruit l’irritait, le décor l’ennuyait. Mais rentrer signifiait s’immiscer dans la foule, glisser comme une ombre parmi des personnes qui pouvaient être ceux qu’il craignait modérément, qui voulaient qu’il prenne ces damnées pilules pour être guéri.
    Guéri selon leurs critères.
    Un soupir passa la barrière de ses lèvres pales. Lentement, il courba le dos, plia les jambes, et s’assit au bord du ponton. Un bref regard au liquide azuré l’en dissuada d’y tremper les pieds. C’était froid, mousseux, mettrait une éternité a sécher, et c’était d’un banal a l’en faire pleurer.
    Il resta donc assis jambes croisées, à observer la mer, l’esprit en élution.
    Jusqu’au moment ou il l’avait intercepté, elle.
    La tricheuse.

    Aussitôt, un profond sentiment de dégoût s’empara de lui, comme a chaque fois qu’il observait une femelle. C’était si gracile, si fuselé, nanti de jambes trop files, de cheveux trop longs, d’yeux trop envoûtants. C’était .. Pitoyable.
    Les hommes n’étaient pas mieux, à son sens.
    La seule chose que Curve aimait … C’était lui même.

    Son regard d’acier se planta donc férocement sur la femelle. Spécimen type. Au vu des regards qu’on lui lançait, son diagnostic se fit en un clignement de paupières. Elle était jolie. Plus que la normale s’il en croyait les regards bovins que lui lançaient les mâles, et ceux vaguement jaloux ou admiratif des autres femelles, qui se déplaçaient en troupeau.
    Ou était son troupeau, a elle ?
    Battement de paupières.
    Nouveau diagnostic.
    Bord de mer, solitude, foule, pouvoir.
    C’était une romantique.
    En deux secondes, il savait déjà la moitié des choses sur elle. Et son regard appuyait toujours sur sa petite personne insignifiante, une lame d’acier planté dans un cœur chaud et tendre, délicat et aussi fin qu’une rose épanouie.
    C’était si mignon. C’était .. Vomitif.

    Hermétique, il ne bougea pas d’un iota lorsqu’elle croisa son regard, l’affina même, pour qu’elle soit rebutée. Se sente gênée par ce dégoût vibrant, cette haine dédaigneuse qu’il envoyait a la gueule de chaque être humain. N’en éprouvait aucune gène.
    Voulait qu’elle plie.

    Parce que c’était lui, le Maître du jeu.
    Et les pions devaient lui obéir.
    Au risque de finir bien plus bas que six pieds sous terre.


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Quelques mots de politesse lui échappent parfois ; un salut, un remerciement ;
coutume hypocrite qui gagne en partisans.

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MessageSujet: Re: Ni chaud, ni froid. [PV Curve] Lun 9 Aoû - 19:44

(Merci x) J'ai changé l'information maintenant)

Makenzie ne pouvait s'empêcher de le regarder. Regarder le vide. Elle le ressentait comme si elle se baignait dedans. Et maintenant qu'il la regardait, dans l'espoir que celle-ci baisse les yeux. Mais Makenzie n'en fit rien. C'était la première fois que ses yeux étaient voilées de la sorte, qu'elle ne voyait rien. La grande ne pouvait pas vraiment dire si elle aimait avoir la tête reposée ou non. Tout ce qu'elle savait c'était qu'il y avait ce vide. Makenzie se rongait les ongles de curiosité. Elle voulait savoir le comment du pourquoi. Elle le regarda encore un peu, dans l'espoir de soutirer des informations. La seule réponse qu'elle eu fut "Héréosexuel". Bon, a vrai dire, elle s'en fichait un peu de cela. Elle voulait juste savoir pourquoi son visage était voilé devant le vide. Elle décida donc de le regarder. Il était seul, personne ne lui tenait compagnie. Un solitaire ? Peut-être, peut-être pas. Makenzie, elle, détestait la solitude, pourtant elle était venue à cet endroit seule. Donc elle n'était pas plus avancée. Contrairement à elle, il n'avait pas les pieds dans l'eau. Peut-être avait-il peur des algues ? Ou était-il juste dédaigneux ? Pourtant son visage était sans expression. À moins que ce soit un masque, une simple facade ? Il avait l'air incompréhensif, centré sur sa petite personne.

Ce qu'il était évidement.

Sans savoir pourquoi, Makenzie ramena ses jambes vers elle, se leva sur ses hautes jambes. Elle détestait ne pas savoir, et même si elle doutait s’avancer plus en allant lui parler. Le ponton, fait de planches de bois bougeait sous le poid de la jeune fille, jusqu’à ce qu’elle vint voir le garçon. Toujours son regard scotché au sien, elle se décida a lui adresser la parole :

"Salut. Moi c’est Makenzie … "

Elle retint sa respiration, comme si elle avait peur. La grande avait peur de se qui se cachait sous sa facade. Et si c’était juste un garçon normal. Ou si, au contraire, il voulait juste la paix ? Ces deux options lui passèrent par la tête, mais elle les ignora. Makenzie avait le don de se mettre dans le pétrin … Mais esque cette fois-ci c’était le cas ?
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MessageSujet: Re: Ni chaud, ni froid. [PV Curve] Lun 9 Aoû - 21:29