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Jûshi.

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AuteurMessage
Jûshi.
is Immune to Fear.
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Masculin Messages : 96
Date de naissance : 21/01/1993
Age : 25
Date d'inscription : 29/12/2009
Virus : Omicron.
Pouvoir: : Matrix.
Age : 27.

MessageSujet: Jûshi. Mer 30 Déc - 22:35



JUUSHI.



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| INFORMATIONS GENERALES. |
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    > NOM; Ha. Ha.
    > PRENOM; Jûshi.
    > ORIGINES; Mère allemande, père japonais.
    > GROUPE SANGUIN; AB+.
    > RELIGION; Athée ou Hasardeuse, au choix.
    > LIEU DE NAISSANCE; Hambourg, Allemagne.
    > DATE DE NAISSANCE; 27 décembre.
    > AGE; 27 ans.
    > VIRUS; Alpha. Non, pardon, c’était trop tentant. Omicron, if possible.
    > ORIENTATION SEXUELLE; La filière de base. Hétéro, quoi.



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| HISTOIRE. |
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    Volgograd, un 3 Mai.
    23h 14.


    S’il y avait bien un principe de base que chacune des filles se devait de respecter, c’était celui-là. C’était un code, immuable, le genre de truc que l’on s’imposait soi-même, qui faisait effet dans toutes les boîtes. C’était le truc qui leur était enseigné, immédiatement, avant même qu’elles n’aient eu le temps de signer définitivement leur contrat. On ne couchait pas avec les clients.
    Elle avait été bien conne.
    Mais pouvait-on vraiment lui en vouloir ?

    Débarquée de Hambourg près de deux longues années plus tôt, elle était tombée, ce soir-là, sous le charme de ses beaux yeux noirs. A la base, son séjour en Russie devait être plus que court : trois petites semaines pour rendre visite à sa sœur, et on repartait pour l’Allemagne et sa galère quotidienne. Il y avait eu des complications, des retournements de situations, du suspense, une tension presque palpable, des pleurs et de multiples rebondissements. Et, finalement, elle en était là . Tournant sur sa barre en mille pirouettes dans le seul et unique but de mener la guerre visuelle contre la libido de ces messieurs. De toute évidence et au vu des quelques billets accrochés à sa ceinture, ça marchait plutôt bien. En attendant, elle était tombée bien bas. Quoi que sa vie n’avait jamais été synonyme d’une brillante réussite. Maintenant, elle était strip-teaseuse dans une baraque miteuse puant l’ivrogne et la vodka. Avec sa sœur. C’était plutôt gai, comme roman familial. Sœur qui n’était, ce soir-là, pas disponible. Clouée au lit par une grippe colossale, et désespérée à l’idée d’écoper d’une journée de salaire en moins.
    Ses mains glissant lentement le long de son dénudé, elle avait été soudainement happée par quelque chose. Un peu comme si un gigantesque crochet s’était saisi de son nombril et l’avait brusquement tirée en avant, sans aucun ménagement. Un homme, clope à la main, accoudé dans l’ombre au comptoir. Homme qui la fixait. Oh, certes, elle avait l’habitude d’être observée. Enviée, désirée, elle se savait l’objet des fantasmes de plus d’un mâle, elle savait très bien qu’elle l’était en cet instant même. Peut-être que cet homme-là fantasmait aussi sur elle. Néanmoins, ce n’était pas pareil. C’était un peu comme si elle avait été hypnotisée. Ce type avait attiré son attention, aussi bien par sa façon de rester en retrait par rapport aux autres que par la manière dont il la fixait, inlassablement. Ça lui faisait froid dans le dos. Elle adorait ça. Elle tenta de détourner le regard, mais ses yeux n’eurent qu’une bande d’alcooliques notoires sales et extrêmement peu-appétissants sur lesquels se poser. N’y tenant plus, elle tenta de focaliser son attention sur le mini-bar, au loin. Rien. Toujours cette sensation de brûlure cuisante dans le cou, ce malaise au creux de l’abdomen. Elle fit un nouveau tour, laissant sa tête rouler d’une épaule à l’autre au rythme de son déhanché.
    Elle le regarda de nouveau.


    Volgograd, un 4 Mai.
    02h 03.


    Elle n’entendit même pas le salut traditionnel du gardien de la boîte lorsqu’elle mit le pied dehors. Se pelotonnant dans son épais manteau de vison, les mains fourrées dans ses poches, elle hâta le pas. Le claquement sec de ses talons résonnant dans les rues sombres et froides de la ville, elle tâcha d’ignorer l’air gelé qui la transperçait de part en part et préféra se concentrer sur les quelques volutes de vapeur qui s’étiraient paresseusement hors de sa bouche, à chacune de ses expirations. La prochaine rame de métro n’était pas très loin, et elle s’en estimait bien heureuse.
    Ce n’est qu’après dix minutes de marche qu’elle s’en rendit compte. Cela n’avait pas été très prononcé, au début, elle n’y avait tout simplement pas fait attention. Néanmoins, maintenant, elle en était sûre. A la naissance de sa nuque, il y avait toujours cette étrange chaleur, presque douloureuse. A ce moment-là, elle sut.


    Volgograd, un 4 Mai.
    02h 17.


    La coutumière berceuse ne faisait plus effet. Non, cette fois-ci, son esprit était devenu totalement insensible au roulement régulier et apaisant qui agitait le wagon. Elle ne voyait pas les lumières des tunnels, n’entendait plus les grincements, ne sentait plus le ronron mécanique de la machine. Elle ne voyait plus que lui. Elle n’entendait plus que son silence, ne sentait plus que cette douleur, cette douleur agréable, cette brûlure. Il s’était assis en face d’elle, quelques mètres plus loin. A l’autre bout du fourgon. Depuis, il était là, et il la fixait. Et elle se laissait entraîner.
    Il se leva.


    Volgograd, un 4 Mai.
    03h 00.


    Elle se laissa aller contre le mur, emportée par leur élan. Plaquée contre ce dernier, elle sentit ses[/i ] mains glisser lentement le long de son dos, remonter jusqu’à sa nuque. Il eut un faible mouvement de recul, juste assez pour pouvoir l’observer, silencieusement. Frustrée, elle ne lui laissa pas le temps de réagir et plaqua de nouveau ses lèvres contre celles de cet homme dont elle ne savait rien. [i]Cette nuit, elle danserait pour lui.


    Volgograd, un 4 Mai.
    10h 38.


    Le chatouillis des rayons du soleil sur sa peau la tira de son sommeil. Le sourire aux lèvres, elle lâcha un faible gémissement avant de se retourner au prix d’un combat extrême. Tâtonnant sur sa droite, elle ne trouva que du vide. Surprise, elle ouvrit enfin les yeux. Elle avait froid.
    Et il n’était plus là.


    Volgograd, un 4 Mai.
    17h 40.


    Elle serra les dents, retenant tant bien que mal le flot de larmes qui montait en elle. Réprimant un sanglot, elle écouta sans broncher les brimades de sa sœur. Elle avait enfreint le règlement. Elle… non, elles étaient dans une belle merde. Quelle conne, aussi, pourquoi avait-elle fait ça ? Comment elles allaient faire, maintenant ? Ca ne devait pas se savoir. Surtout pas. Elle baissa les yeux, hocha la tête. Ne parla pas.


    Volgograd, un 18 Mai.
    00h 00.


    Ses longs doigts blancs resserrés sur la barre de fer glacée, elle fit une énième pirouette sous les quelques sifflements de la gente masculine. L’expression lasse, le regard vague, elle entama la seconde partie de cette chorégraphie qui la répugnait tant.


    Volgograd, un 15 Juin.
    15h 57.


    Figée, elle fixait avec horreur le petit bâtonnet qui trônait dans ses mains. La lèvre inférieure tremblante, elle se laissa tomber sur le lit, derrière elle. Elle ne retint pas ses larmes. Elle ne retint pas ses cris.
    Le test était positif.


    †††

    Hambourg, un premier Juillet.
    13h 00.


    Quittant la gare, sa valise à la main, elle put de nouveau sentir avec bonheur la caresse de l’air chaud sur son visage. L’été avait été particulièrement froid. C’était toujours bon de revenir chez soi. Et puis, c’était ce qu’il y avait de mieux à faire. Cela n’aurait pu continuer ainsi éternellement, surtout maintenant. Elle savait que cela allait être dur, mais elle s’était préparée. Elle avait longtemps galéré et avait pour ainsi dire pris l’habitude. Elle pensait sincèrement qu’elle y arriverait.


    Hambourg, un 26 décembre.
    23h 23.



    Elle se réveilla en sursaut, haletante. Couverte de sueur, totalement déroutée, elle regarda furtivement autour d’elle. Sa chambre, toujours la même, petite, recluse, exiguë. Quelques fins rais de lumières en définissaient les angles, filtrant au travers des stores baissés qui tapissaient sa fenêtre. Elle ne comprenait pas. N’était-ce qu’un cauchemar dont elle avait tout oublié ?
    Repoussant ses draps, elle se passa longuement la main sur le visage, cherchant sa respiration. Reprenant son calme, elle se laissa glisser le long de son oreiller et se retrouva de nouveau allongée.
    Elle eut une nouvelle contraction.


    Hambourg, un 26 décembre.
    23h 42.


    Elle étouffa un hurlement tandis qu’une nouvelle vague de douleur lui transperçait le ventre. En nage, elle sentit quelques larmes rouler le long de ses joues. Non, c’était trop tôt, beaucoup trop tôt. Il avait presque deux mois d’avance. Ce n’était pas normal, ce n’était tout simplement pas bon. Ca n’allait pas.
    Sirènes hurlantes, l’ambulance dérapa au premier carrefour. Reprenant le contrôle, elle se coula dans l’une des artères principales de la ville, et accéléra encore un peu.


    Hambourg, un 27 décembre.
    18h 00.


    Elle fut tirée de son sommeil par l’une des infirmières. Epuisée, elle peina à ouvrir les yeux. La chambre autour d’elle était floue, claire, trop claire, trop lumineuse, trop blanche. Elle avait l’impression que sa cornée allait fondre sous l’effet de cette lampe qui la bombardait de leurs criardes et agressives. Elle distingua les contours de la femme, à côté d’elle. Elle entendit sa voix. Cela ne dura pas longtemps, cela ne fut pas non plus une conversation. Un simple monologue. Elle était sous anesthésiant. L’accouchement s’était bien passé. C’était un garçon. Il était évidemment prématuré. Elle ne pouvait pas le voir pour le moment. Il resterait dans un caisson pendant le premier mois de sa vie. Tout contact avec l’extérieur serait totalement proscrit.


    Hambourg, un 27 janvier.
    Midi.


    Un grand sourire étira ses lèvres lorsqu’elle le prit enfin dans ses bras. L’enfant blotti contre elle, elle le regarda longtemps sans prononcer un mot. Elle avait déjà eu le loisir de l’observer pendant de longues heures, mais ça n’avait jamais été pareil. Pour la première fois, elle pouvait le toucher. Pour la première fois, il respirait vraiment l’air extérieur. En un geste compulsif, elle passa sa main dans les quelques fines mèches de cheveux qui ornaient déjà son crâne. Totalement noirs. Elle espérait qu’ils le resteraient. Le complexe aryen était bien loin derrière eux maintenant. Le plus étonnant était qu’il avait les yeux bleus. Pas bleu azur, non, pas bleu grisâtre non plus. Ils étaient… bleu nuit. Un bleu sombre et profond, un peu comme celui de l’océan, un peu comme celui du ciel lorsque plus rien ne l’éclairait, si ce n’est la lune, et quelques étoiles. Ils étaient magnifiques. Elle en était fière.
    S’asseyant sur l’une des chaises de la nurserie, elle réfléchit quelques instants. A vrai dire, elle avait passé les trente derniers jours à se creuser la tête à ce sujet. Un nom. Il n’en avait toujours pas. Elle avait longuement hésité, passé en revue de nombreux livres spécialisés. Finalement, elle s’était détournée de la tradition et du jargon allemand. Elle s’était rappelé de cet homme au regard noir qui l’avait séduite, cette nuit-là. Cette homme qu’elle avait aimé avec fougue, l’espace de quelques heures. Celui pour qui elle avait dansé. Il n’était pas Russe, pas plus, évidemment, qu’il n’était Allemand. Ils n’avaient pas beaucoup parlé, elle ne connaissait même pas son nom, pas plus qu’il n’avait idée du sien. Mais elle savait d’où il venait. Elle savait d’où était cet homme qui l’avait abandonnée et lui avait donné un fils. Elle avait alors trouvé.
    - Jûshi.

    †††


    Hambourg, un 27 décembre. 6 ans plus tard.
    19h 30.


    Des étoiles plein les yeux, il prit une profonde inspiration. Laissant durer le suspense, il s’extasia une dernière fois devant toutes ces lumières qui dansaient sous ses yeux. Il souffla. Les bougies s’éteignirent.
    Heureux, il leva les yeux vers sa mère qui le félicitait de quelques applaudissements. Il attendit aussi patiemment que possible – soit en trépignant sur place – qu’elle lui découpe une part de gâteau. Et la remercia une bonne dizaine de fois lorsque celle-ci lui fut offerte sur une assiette en carton blanc, n’oubliant évidemment pas de lui préciser que c’était vraiment très bon.
    Cela aurait pu être parfait, vraiment. Il fêtait ce jour-là son sixième anniversaire, menait une vie simple voire même très modeste en compagnie de sa mère, il était heureux de tout ça, n’en demandait pas plus. Le problème était qu’il était très intelligent, et que son jeune âge ne faisait en aucun cas obstacle à sa vivacité d’esprit. Il avait choisi de faire comme si de rien n’était, de se comporter comme d’habitude. Néanmoins, il savait parfaitement. Quelque chose n’allait pas.
    Il la regarda du coin de l’œil quitter le salon pour aller dans la chambre. Un large sourire se ficha sur ses lèvres tandis qu’il l’entendait ouvrir le placard où était caché son cadeau. Souriait-il vraiment ? Etait-ce factice ? Il ne le savait pas vraiment, mais à cette époque-là, il en était encore capable. Feignant l’ignorance à la perfection, il planta sa fourchette en plastique dans un autre morceau de gâteau au chocolat. Une fois de plus, sa mère avait très bien choisi. On aurait presque pu croire que c’était elle et non le supermarché du coin qui l’avait préparé. Avalant goulument son repas, il releva les yeux vers elle lorsqu’elle réapparut, un petit paquet dans les mains. Malgré tout, il demeurait joyeux. Quoi que ce sentiment désagréable ne le quittait pas.

    Elle ne pleura pas. Elle en avait assez de pleurer. Et puis, elle n’avait pas le droit de lui gâcher ce moment. Elle avait comme l’impression qu’il savait tout, mais qu’il ne le montrait pas. Elle le savait malin, mais préférait nier et penser que ce n’était que son imagination. Après tout, les mères avaient toujours eu tendance à prendre leurs rejetons pour des génies. Elle ne voulait pas sombrer dans la caricature.
    Assise sur sa chaise, une part de gâteau à peine entamée en face d’elle, elle l’observa déballer son cadeau. Ce n’était hélas pas grand-chose, mais elle ne pouvait se permettre de lui offrir plus. Elle s’était promis qu’un jour, elle lui ferait un vrai, un beau cadeau. Finalement, il serait tout différent de ce qu’elle avait imaginé à la base.

    Le papier déchiré, il examina avec curiosité le petit objet. Un simple cube composé lui-même de plusieurs petits quadrilatères dont une seule face était peinte d’une couleur bien particulière. Il fit pivoter l’une des parties. Le cube originel, dont chacune des faces était à la base peinte d’une seule couleur propre, se retrouva bicolore, par endroits. Sans trop comprendre pourquoi, il effectua plusieurs autres rotations jusqu’à ce que tout soit mélangé. Il décida alors de reconstituer le cube originel et de recomposer chacune des facettes pour revenir à l’état initial. Ne restait plus qu’à comprendre quelle était la méthode. Il sentait qu’il allait bien s’amuser. Il oublia complètement le gâteau.

    Elle prit le temps de revenir sur tout ce qu’elle avait fait, accompli. Pas grand-chose. Mais à présent elle était là, et lui avec elle. Ils étaient ensemble, tous les deux. Elle aurait pu continuer ainsi.
    Mais elle avait vu tous ces gosses dans la rue, bonbons et jouets à la main. Elle se sentait honteuse, les quelques fois où elle l’amenait au jardin public. C’était un tout autre milieu. Elle craignait qu’il n’en souffre par la suite. Elle avait pris une décision.
    Alors qu’elle était dans un parc, plusieurs mois auparavant, un homme l’avait accostée. Un homme qu’elle avait déjà souvent vu en ce même endroit. Un homme qu’elle avait toujours supposé parent. Qui ne l’était visiblement pas. Un homme qui lui avait parlé d’un endroit pour les jeunes. Une sorte de pensionnat dispensant de bons enseignements, gratuitement. Un endroit où il pourrait manger à sa faim, être habillé, sans restriction. Un endroit où il serait mieux.
    La seule restriction était qu’elle ne le verrait très certainement plus après l’y avoir envoyé.
    Elle avait dans un premier temps refusé. Et, le doute s’insinuant lentement en elle comme une tumeur maligne et impitoyable, elle avait fini par hésiter.
    Elle avait finalement accepté.
    Le lendemain, elle l’emmènerait dans ce pensionnat, et prierait pour que toutes ces belles promesses soient exaucées. Elle refusait que son fils mène une vie minable, par sa simple faute, à elle. Il n’avait pas le droit de payer pour les erreurs de sa mère.
    Demain, il partirait.


    Hambourg, un 27 décembre.
    23h 09.


    Frustré, il se retourna dans son lit, une nouvelle fois. Il n’arrivait pas à dormir. Il avait pour être honnête toujours eu un sommeil très fragile. Le moindre souffle et il se réveillait. Le problème était que là, il ne parvenait tout simplement pas à être fatigué. Il était tout simplement… en pleine forme. Il se retourna encore une, deux fois. Jeta un coup d’œil en direction du radioréveil, à côté de lui. Cela faisait près de deux heures.
    Il abandonna, et, se redressant, attrapa le Rubik’s Cube qui trônait sur sa table de nuit. Il entreprit de nouveau de le défaire, pour mieux le reconstituer. Il avait compris la méthode, et c’était diablement facile.


    Quelque part très certainement aux Etats-Unis, un 29 décembre.
    15h 52.


    Elle prit place à ses côtés dans le taxi. Leur vol avait été retardé pour cause d’intempéries, et ils se retrouvaient en plein milieu d’une ville qu’ils ne connaissaient absolument pas, sous la neige. Elle ne se sentait pas très bien.


    Quelque part très certainement aux Etats-Unis, un 29 décembre.
    19h 45.


    La portière claqua derrière eux tandis que le chauffeur redémarrait pour aller se poser dans un coin de la cour. Intimidé, il s’agrippa à la main de sa mère et se colla contre elle.
    Elle déglutit difficilement et, après une inspiration, fit un pas en avant. Devant eux se dressaient d’immenses grilles en fer forgé. Ils étaient arrivés.


    L’Orphelinat, un 29 décembre.
    20h 00.


    Il n’aimait pas cet endroit. Tout, de la peinture blanche éclatante sur les murs à l’odeur de détergeant qui lui agressait le nez, en passant par le silence stérile qui régnait dans les locaux, absolument tout lui déplaisait. Debout aux côtés de sa mère, écoutant distraitement sa conversation avec l’hôtesse d’accueil, il observa avec attention ce qui les entourait. Il n’y avait personne. Ca lui faisait peur. Et ça lui rappelait un peu l’un de ces films qu’il avait parfois regardé à la télé. Ca lui faisait penser à une maison terrifiante habitée par des hordes de monstres ou de zombies en préparation. Il réprima un frisson, et se serra un peu plus contre sa mère. Cette dernière lui lâcha la main et se saisit d’un formulaire, qu’elle entreprit de remplir, stylo à la main.
    Son mauvais pressentiment ne faisait que grandir.


    L’Orphelinat, un 29 décembre.
    20h 36.


    Sa mère avait finalement terminé de remplir le formulaire, et en avait visiblement terminé avec les formalités administratives. Il leva la tête vers elle. Elle ne le regarda pas.
    Son attention fut attirée lorsque deux hautes portes à battants s’ouvrirent. Il vit deux hommes à l’air pas franchement avenant s’avancer vers lui. Il tenta de reculer, mais le bois grisâtre du bureau d’accueil lui fit bientôt obstacle. De nouveau, il leva les yeux vers sa mère. Elle ne le regardait toujours pas. Et lui, tout à coup, il finit par comprendre. Et lui, tout à coup, il sut tout.
    Il se débattit lorsque le premier des deux types attrapa son épaule d’une main ferme. Il ne protesta pas verbalement, il n’ouvrit pas la bouche. Il se tortilla pour échapper à la poigne de fer qui lui enserrait douloureusement le haut du bras, mais le second homme vint bientôt à la charge et lui attrapa le poignet, le deuxième. Il eut beau tout essayer, du haut de ses six ans à peine fêtés, il n’arriva à rien, si ce n’est à se faire mal. Ils le tirèrent avec eux. Ils l’attirèrent à lui. Il tira également, mais cela ne fit rien. Il glissa, résista. Ils gagnèrent, toujours. Il était sur le point de franchir les deux portes à battants quand il se retourna, une dernière fois. Sa mère avait détourné les yeux, et regardait lâchement ailleurs. Ca, il ne le comprit pas. Elle disparut de sa vue, et pour la première fois de sa vie, il eut vraiment très mal.


    L’Orphelinat, un 29 décembre.
    20h 42.


    Il fut conduit jusqu’à un grand dortoir aux allures un brin vieillottes, puant l’aseptisé à plein nez. Les hommes le laissèrent là et refermèrent la porte. Instinctivement, il se précipita jusqu’à la fenêtre, là-bas, au bout. Il escalada le premier lit pour pouvoir se hisser jusqu’à elle. Sur la pointe des pieds, il chercha. Là, derrière la grille, le taxi s’éloignait déjà.
    Et sa mère avec. Sa mère avec son vieux manteau de vison, sa mère qui ne l’avait pas regardé. Perdu, totalement dérouté, il étouffa un sanglot. Il observa longuement l’extérieur, les quelques lumières de la ville qui luisaient , au loin. Il observa la neige sombre et à moitié fondue dans la cour, en bas, il vit le ciel noir sur lequel se détachaient quelques parcelles brumeuses . Les phares de la voiturette jaune avaient disparu depuis bien longtemps lorsqu’il cessa de voir. Et, enfin, épuisé et mortifié, il se laissa tomber sur le lit. S’adossa contre le mur, se recroquevilla. Son regard se posa sur la silhouette sombre de sa valise, dans l’entrée. Il fourra sa tête entre des bras, repliés autour de ses genoux, eux-mêmes rabattus contre sa poitrine. Il sombra dans un état léthargique. Il était abandonné.
    Il était seul. Totalement seul.


    L’Orphelinat, un 27 décembre, 5 ans plus tard.
    20h 30.


    Les sourcils froncés, il observa d’un air dégoûté le ragoût qui mijotait dans une assiette, devant lui. Affalé sur sa chaise, il regarda autour de lui avec un air évasif. Heure du souper, comme chaque jour à cette heure-ci et ce depuis bien longtemps. Trop longtemps. Soupirant de lassitude, il leva sa main au niveau de l’assiette. Il n’avait pas faim. Il n’avait jamais faim. Tout comme il n’aurait jamais faim, et ce, jusqu’à ce qu’il quitte cet endroit, au moins. Il détestait ce lieu, tout comme il en détestait les employés, et tout comme il en haïssait plus que tout les autres pensionnaires. Il les avait maudits, dès le début. Il les avait maudits quand, muré dans son silence, il avait commencé à vivre avec eux. Ou plutôt, à côté d’eux. Il les haïssait. Il les haïssait.
    Le ragoût en face de lui sembla soudainement se dématérialiser. Il y eut un phénomène étrange, cela devint flou. Et, en quelques secondes, une part de gâteau au chocolat avait remplacé la viande mijotée originelle. Il se saisit de sa fourchette, qui à son tour se modifia, devint plastique. Effleurant son assiette du bout des doigts, il la transforma en un simple couvert en carton. Se rapprochant légèrement, il se saisit d’une première bouchée, qu’il porta à sa bouche avant de la mâchouiller pensivement.
    Non, ça n’avait plus le même charme. Il ne retrouverait peut-être jamais cette saveur si synthétique qu’il avait jadis tant apprécié. Il n’avait jamais réussi à la recréer. Ou peut-être y était-il déjà parvenu. Peut-être n’aimait-il tout simplement plus. C’était tout simplement dégueulasse.
    Joyeux anniversaire, Jûshi.


    L’Orphelinat, un 27 décembre, 3 ans plus tard.
    10h 00.


    Il plissa les yeux en faisant un premier pas à l’extérieur, tandis que les hautes grilles se fermaient derrière lui sur un grincement assourdissant et particulièrement désagréable. Ebloui par la neige, il aperçut néanmoins la forme jaune et caractéristique d’un taxi, un peu plus loin devant lui. Réajustant son bonnet sur sa tête, il avança.
    Il était temps.


    La Ville, un premier Janvier, dix ans plus tard. Un appartement dans un taudis délabré.
    00h 01.


    Sa main tremblait lorsqu’il porta la seringue à la hauteur de ses yeux. Le teint blême, le front couvert de sueur, il contempla longuement l’échantillon. Il grelottait. Peut-être était-ce une mauvaise idée de tenter cette injection-là si tôt après la précédente. Peut-être, oui, mais il s’en foutait. Cette fois-ci, il savait que c’était la bonne. Lors de ses précédentes tentatives – de plus en plus nombreuses au cours des derniers mois, et aux effets plus ou moins désastreux -, les chances n’étaient pas maximales. Cette fois-ci, ce n’était pas le cas. Les ordinateurs un peu partout autour de lui avaient formulé des probabilités identiques en tous points. Ses calculs avaient été vérifiés, encore et encore. Les chances de réussite étaient de 100%. Cette fois, c’était la bonne. Il refusait tout simplement d’être à la botte d’une bande de connards. Il ne voulait plus de ces merdes-là. Il ne servirait jamais quelqu’un d’autre que lui. Il les méprisait trop.
    Il avait eu la chance de naître exceptionnellement intelligent. Il était temps de profiter de ça, oui.
    Tentant de réfréner les secousses qui agitaient son bras, il approcha l’aiguille du creux de son coude. Il la planta juste comme il le fallait, dans la veine. Et il injecta la solution.


    La Ville, un deux Janvier. Un appartement dans un taudis délabré.
    14h 30.


    Brûlant de fièvre, il reposa tant bien que mal le verre qu’il venait de vider. L’eau lui faisait l’effet d’une brûlure atroce. Il se rallongea sur le sofa, rabattit de nouveau sa couverture sur lui. Dommages collatéraux. Il était dans un sale état, et plus amaigri que jamais.
    Il ferma les yeux, tenta de se détendre. Le problème était qu’il avait toujours eu un sommeil particulièrement difficile. C’était mal barré.


    La Ville, un trois Février. Une ruelle.
    16h00.


    Il laissa tomber par terre le mégot fumant de sa cigarette. Continua sa marche silencieuse. Quitta l’ombre et déboucha finalement dans une ruelle animée. Se fondit dans la foule et n’en sortir plus.
    Ca avait marché.

    Il était libre.


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| CARACTERE. |
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    Pour voir les choses sous un angle positif, Jûshi est un type honnête avec beaucoup d’humour, intelligent, ingénieux et pas trop collant, qui suit ses propres idées et a un point de vue bien propre sur les choses.
    Pour voir les choses sous un angle véridique, Jûshi est un type méprisant et grossier, grand amateur de sarcasmes et de cynisme qui a au moins pour lui le fait d’avoir un cerveau très performant et innovateur. Outre cela, Jûshi est profondément misanthrope et excessivement misogyne, considère les autres – et très souvent lui-même mais à un degré moins poussé – comme de la merde et voit les choses sous un angle original et pas forcément agréable selon la majorité.

    Explications.

    S’il fut une époque où Jûshi fut un jeune homme plein de ressources mais avant tout appréciable, l’actuel SansNom n’est en rien le mec sans tares et sans reproches – ou presque - que l’on pourrait s’attendre à croiser au détour d’une ruelle.
    La chose la plus importante à savoir sur lui est que Jûshi appartient à ce que l’on peut raisonnablement appeler « la caste des enflures ». Méprisant et sans doute méprisable, il est pour ainsi dire pourri jusqu’à la moelle. Bien souvent arrogant, il n’hésitera pas un seul instant à vous « taquiner » - entendez par là qu’il tâchera de vous taper sur le système de la façon la plus gracieuse qui soit – si l’envie lui prend, et ce à ses risques et périls. Grossier – très grossier, à comprendre par là qu’il aime ponctuer sa vie de mille et une insultes plus ou moins recherchées – et de surcroît misogyne, on ne peut pas vraiment dire qu’il soit une très bonne compagnie. Et le pire, c’est qu’il ne fait rien pour changer la donne. Bien au contraire.
    A vrai dire, c’est un peu comme s’il aimait se faire détester. On peut considérer ça comme une sorte de masochisme, un besoin irrépressible de montrer aux autres à quel point il est pourri et, en conséquence, combien il est bon de lui en vouloir au point de tenter de lui éclater la gueule au détour d’une ruelle. Jûshi n’essayera pas de se faire bien voir par les autres, qu’ils soient maîtres du monde, employés de bas étage ou encore clochards grelottant sous un carton détrempé. Non, Jûshi abordera les choses avec une sérénité et un calme désarmant, et se comportera toujours de la même façon. Il balancera ce regard froid et peu avenant qui le caractérise, ponctuera ses dires de phrases pas vraiment agréables, et le tout avec une touche de parce que tu n’es qu’une merde dans le fond de la voix. Le raffinement et la délicatesse personnifiés.
    Le pire est que, contrairement à ce que l’on pourrait penser de prime abord, Jûshi n’est pas stupide. Non, loin de là, c’est même un jeune homme extrêmement intelligent. Mais alors pourquoi se comporter de façon aussi… inconvenante ? Ne pas être quelqu’un de sympathique, oui, mais pourquoi s’enquiquiner à se montrer aussi répugnant ?

    Et pourquoi pas, après tout ?

    De toute façon, il s’en fout. Car oui, Jûshi est aussi un grand jem’enfouttiste. Il se moque de s’attirer les foudres des autres – grands, petits, gros baraqués ou minimoys flagadas -, il se moque des conséquences, il se moque des autres… et il se moque de lui. On pourrait appeler ça une façon profondément zen de voir les choses, mais Jûshi s’en contrefiche au plus haut point. C’est sans doute ce qui l’a conduit à son statut d’Omicron, son petit côté suicidaire, cette assurance qu’il peut avoir à se lancer dans des choses qui pourraient lui être fatales, ce brin de folie qui l’a poussé à s’injecter mille et une solutions concoctées par ses bons soins quitte à raccourcir de façon irrémédiable son espérance de vie totale. Jûshi n’aime pas manger. A vrai dire, Jûshi n’a pas souvent faim. Aussi ne juge-t-il pas utile de se taper trois petits repas par jour. Il ne mange pas souvent. Et cela se voit.
    Dans sa vision rock’n roll – enfin… - de la vie, Jûshi a notamment expérimenté les joies de la défonce. L’héroïne, rien de mieux. Et zéro overdose jusqu’ici, le tout sans dépendance, non, rien, parce qu’il n’est pas con au point de finir totalement camé. Un petit moment de détente, quelques fois dans l’année. Ca peut tuer, mais on s’en fout, après tout. Pourquoi on s’en fout ? Et pourquoi pas ?
    On éclate des gueules dans un bar, on se fait soi-même éclater la gueule dans ce même bar, on se rebiffe against une petite bande de bouzeux en mal d’argent de poche qui vous suit dans la rue, on casse la gueule aux bouzeux, on se fait casser la gueule par les bouzeux, on ne courbe pas l’échine devant l’armoire à glace du coin, on casse la… et le tout dans une spirale infernale et sans fin de déboires en tous genres dont on ne tire aucune leçon. Parce qu’on n’en a pas envie. Parce qu’on s’en fout. Parce qu’il se hait ?

    Voyons le bon côté des choses. Son dédain a pris de telles proportions que la partie je-te-casse-la-gueule-parce-que-tu-crois-que-je-cherche-la-merde s’est transformé en je-t’ignore-royalement-et-ça-te-fait-chier-mais-justement-c’est-tant-mieux. Il a eu le temps de grandir et de passer définitivement du côté nemetouchepasmêmepourmefrapper de la force. Rude.
    Et puis, Jûshi, on peut le considérer comme un grand ami des animaux. Non pas qu’il milite pour Greenpeace ou qu’il est membre de la communauté Vegan, non – Jûshi ne dit pas non à un bon hamburger tous les 36 du mois. Mais Jûshi ne supporte pas les manteaux de fourrure, et tout particulièrement ceux en vison. Maman, si tu m’entends, je pense à toi. Il conserve d’ailleurs toujours le vieux Rubik’s cube que lui a offert sa mère pour son sixième anniversaire, petit jeu cérébral qu’il utilise toujours lorsqu’il est chez lui, et que les circonstances s’y prêtent. Globalement, il aime beaucoup les casse-têtes et autres problèmes qui peuvent donner du fil à retordre à son cerveau, et, en tant que geek bidouilleur d’informatique confirmé, s’éclate de temps en temps à se fighter contre ses ordinateurs dans des jeux d’échecs ou de dames virtuels. Une petite pensée pour Sarah Connor, parce que Skynet nous observe tous, caché dans les feux tricolores à chaque coin de rue. Eh, oui. Jûshi est le genre de type qui passe le temps en résolvant des putains d’équations de la mort avec des symboles qui, si le monde était simple, ne devraient même pas exister. Mais un monde simple n’est pas amusant, non ? Ca serait triste. Jûshi n’aimerait pas avoir à endurer un tel désarroi. Au moins, son attrait pour les disciplines scientifiques lui aura conféré une autre capacité intéressante… à défaut d’être un gros mangeur, Jûshi est un excellent cuisinier. C’est comme une expérience scientifique, quoi. Sauf qu’il passe le plus clair de son temps à s’empiffrer de ces fantastiques petits biscuits d’apéritif japonais dont les sachets emplissent tous ses placards. Eh merde.

    Inconscient, froid, méprisant, arrogant, misogyne, pervers et impoli. Le tout sublimé par un sens de la sociabilité proche du zéro ultime. Jûshi n’aime pas les gens… non, si c’était le cas cela ne collerait pas avec la vision qu’il se fait d’eux. En conséquence, Jûshi les rejette et les évite. Et ce rejet se traduit notamment par une aversion du contact physique. On ne touche pas Jûshi. C’est absolument dégoûtant. Jûshi, c’est le vice, oui. On pourrait croire que parfois, il prend un jour de congé mental et décide d’être à peu près normal – entendez par là qu’il se fond dans le moule et accepte de sourire et de papoter innocemment. Eh bien non. Hélas, il est toujours comme ça. Jûshi, c’est un tableau entièrement noir, sur lequel il n’y a bien qu’une seule et toute petite tâche blanche. Heureusement pour lui, il n’est pas con. C’est toujours ça de pris.

    On appelle ça le revers de la médaille. Mais de l’autre côté.

    > TICS;

    + Jûshi aime serer les dents, quitte à se faire exploser les molaires.
    + Jûshi est, globalement, quelqu’un de très crispé.
    + Il a la manie de faire et défaire un Rubik’s Cube lorsque quelque chose le tracasse, ou, plus globalement, pour se détendre.
    + Il aime beaucoup se faire craquer les os, notamment le cou – allez savoir comment il fait.

    > PEURS;


    + Jûshi est profondément rebuté par le contact physique - et mieux vaut ne même pas imaginer ce que représente pour lui un contact physique quel qu'il soit avec une femelle -, ce qui engendre le tic n°2 : la grosse crispation, couplé bien entendu au tic n°1 : l’éclatage de dents.



------------------
| APPARENCE. |
------------------

    Jûshi est… grand. Non, ce n’est pas un géant, mais disons qu’on croisera plus petit, tout comme on croisera plus grand. Moyen ? Non, grand. Pas trop, mais quand même. Il tient à son petit mètre quatre-vingt-sept. Ca lui permet de se dire qu’en plus d’êtres débiles, les autres – ou une bonne partie d’entre eux – sont des nains. Et les nains, c’est pathétique – selon lui tout du moins. Et le fait est que cette même taille est visuellement amplifiée par sa corpulence. Il est précisé que Jûshi n’aime pas beaucoup manger. Eh bien, on s’en rend facilement compte ! Sans faire dans le genre anorexique total – sans faire dans le genre anorexique tout court -, Jûshi est facilement qualifiable de sac d’os sur pattes. Grand et maigre, oui. Jûshi est un homme d’esprit. L’effet montagne de muscles, très peu pour lui.
    Doté d’une crinière de jais mi-longue constitué d’une multitude de mèches noires finement bouclées qui retombent de façon plus ou moins chaotique sur sa figure – et cachant la plupart du temps la partie gauche de cette dernière -, d’un visage aux traits fins – c’est la partie japonaise de son code génétique, sûrement – et de deux yeux d’un bleu nocturne tirant parfois sur le mélancolique / rêveur – c’est beau -, Jûshi peut, si l’on veut, être classé dans la sous-catégorie « OVNI » de la caste des bruns ténébreux – c’est mélodramatique. Plaisanterie mise à part, il a le teint pâle et ses yeux sont souvent bordés de fines – ou moins fines - cernes traduisant un manque de sommeil certain. Ca en serait presque séduisant, s’il prenait un peu plus soin de lui et qu’il faisait, plus généralement, des efforts. On rayera donc cette mention du dossier : il n’y a sans doute pour ça aucun espoir. Eh merde.
    Il arbore par ailleurs quelques fois une barbe de quelques jours, mais ça, c’est purement du fantasme personnel et je me devais donc de le préciser. L’imberbe, c’est le Mal !
    Parlons fringues, maintenant. Jûshi, un nom, un trait caractéristique : bonnet – souvent orné d’une jolie tête de mort, mais il en a plusieurs en réserve. Oui, Jûshi aime avoir un bonnet sur le crâne. Mais attention, pas un truc enfoncé sur la gueule qui donne un effet face-de-préservatif, non, Jûshi sait porter le bonnet avec classe, ne demandez pas comment c’est comme ça. Disons qu’il ne l’enfoncera pas à mort. Globalement, c’est très esthétique, enfin, selon moi. Autre accessoire – au pluriel, en fait – dont il ne se sépare pas ou peu : écharpes. Deux, pour être exact. Deux longues – très longues – écharpes noires dans un joli tissu. Qui vont très bien avec sa traditionnelle paire de mitaines en laine effilée. Le tout à sortir dès que le temps le permet.
    Après, c’est assez décontracté. Jeans délavés – le plus souvent gris, à vrai dire Jûshi aime les teintes et s’habille le plus souvent en bicolore noir / blanc ou en gris / noir / blanc et toutes les déclinaisons du genre – un minimum larges – pas de slim et de truc qui rend stérile à force de vous appuyer sur les parties, donc -, sweats, t-shirts à manches longues voire chemises pour les grandes – ou moins grandes – occasions. Vieilles Nike ou plus souvent chaussures de skate pour parfaire le genre. Ne manque plus que la petite chaîne reliée à son porte-feuilles et on est dans le plus pur style bad boy… ou type normal qui n’aime pas se faire chier en tissu, au choix.


--------------
| POUVOIR. |
--------------

    Considérez le monde comme une succession de calculs, de probabilités, d’équations. Il est possible de prédire la courbe décrite par une météorite, la vitesse à laquelle tombera un objet. Eh bien c’est ça. Le monde n’est que mathématiques. Le monde n’est que chiffres, et ces chiffres constituent une matrice que l’on ne peut voir, qui théoriquement n’existe pas, ou sur le plan physique en tout cas. Et pourtant, elle est bien là.
    Jûshi contrôle cette matrice.
    Cela peut se manifester sous différentes formes. Il transformera un vieux tacot en la plus belle des Cadillac, un rouleau de papier hygiénique en une liasse de billets. Il modifiera le code et cela changera la réalité. Un peu comme si le Monde n’était qu’un site Internet dont il était le Webmaster.
    Cela ne s’applique pas qu’aux objets et peut donc aussi concerner les êtres vivants. Il pourra faire apparaître une chimère monstrueuse du néant, comme ça, sortie d’un trou à partir d’un simple programme matérialisé par lui, Dieu sait comment. Néanmoins, c’est tout de suite plus délicat. Transformer l’eau en vin est une chose, créer la vie en est une autre. Hélas pour lui, Jûshi n’est pas Dieu. Néanmoins, il peut faire certaines choses pour le moins impressionnantes.
    Mais, parce qu’il n’est pas non plus totalement suicidaire – ai-je précisé que Jûshi détestait les emo ? -, il évitera tout de même d’abuser des lois de la nature, au moins sur le domaine de la vie. Il peut, oui. Mais il s’en abstient tant que cela n’est pas vraiment nécessaire.
    Parce que c’est pas génial de tomber dans les pommes dans un moment critique, et que ça l’est encore moins de gerber du sang et de cracher ses poumons dans un moment fatidique.


    > ARME; Le cynisme et le sarcasme =D


#_ VOUS.

    > PSEUDO; Shade, Kyuu-shade, Dieu, Maître, Conscience, et caetera…
    > AGE; 17 sous peu.
    > COMMENT AVEZ-VOUS CONNU LE FORUM? Pub sur PW.
    > CODES; Okay. Hiide.
    > AUTRES; Y a une playlist qui se promène, en haut... ah, et désolée pour la fiche de trois kilomètres de long.
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MessageSujet: Re: Jûshi. Mer 30 Déc - 23:19

Bienv'nue Shade ! :3
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MessageSujet: Re: Jûshi. Mer 30 Déc - 23:25

    Thanks =)
    ... même si je ne sais pas qui tu es .__.
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MessageSujet: Re: Jûshi. Mer 30 Déc - 23:40

    /401 lignes d'après mon super cerveaux et ma calculette /


    Bienvenue à toi /o\, les codes sont bons, je te valide et te fous la couleur.


    Juste une précision importante: si il a 27 ans il va vraiment se faire courser a fond. A toi de choisir.
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MessageSujet: Re: Jûshi. Mer 30 Déc - 23:41

    Bienvenue =D.
    T_T. Saleté de Playlist T_T. Elle se balade tout le temps u_u. Oui, je suis une daube en CSS What a Face.
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MessageSujet: Re: Jûshi. Mer 30 Déc - 23:43

    Merci =)

    Heather : justement, pour l'âge, c'est le but (:

    Moi je cherche même pas à y toucher au CSS, comme ça le problème se pose même pas \o/
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MessageSujet: Re: Jûshi. Mer 30 Déc - 23:47

    Je me disais bien aussi .
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MessageSujet: Re: Jûshi. Jeu 31 Déc - 0:02

    C'est inhumain D:
    Ton texte fait la taille du forum *part se pendre*
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MessageSujet: Re: Jûshi. Jeu 31 Déc - 0:35

    C'est l'Effet Jûshi. Plus puissant que l'Effet Papillon, ça a des conséquences tempêtesques sur l'inspiration de Shade *___*

    ... sauf que ça coupe nettement toute envie de relecture, je le reconnais * sigh *
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MessageSujet: Re: Jûshi. Jeu 31 Déc - 0:37

    Waw What a Face Sagesse sort de ce corps
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MessageSujet: Re: Jûshi. Jeu 31 Déc - 0:42

    Impossible, nous sommes liées par un pacte sacré elle est moi \o/

    ... pardon.
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MessageSujet: Re: Jûshi. Jeu 31 Déc - 0:44

    monkey
    Ce smiley est plutôt expressif
    *sort*
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MessageSujet: Re: Jûshi. Jeu 31 Déc - 0:47

    Le retour du grand Mataza What a Face
    Bienvenue Shade :]
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MessageSujet: Re: Jûshi. Jeu 31 Déc - 0:51

    Sorah : j'avoue que j'ai du mal à voir ce qu'il représente...

    Lucy : Exact et merci *__*
    De toute façon c'est pas compliqué. Manga => Mataza, Photos => CM Punk. On s'emmerde pas ^^
    => Au fait... Frogg' ? J'ai du mal à deviner sans les PUF, mais bon, je suppose...

    AH, j'ai une question au fait, ça m'a d'ailleurs posé quelques problèmes lors de la rédaction de l'histoire : la ville se situe où ? Aux US ?
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MessageSujet: Re: Jûshi. Jeu 31 Déc - 0:53

    Ouais j'me posais la même question D:
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MessageSujet: Re: Jûshi. Jeu 31 Déc - 0:54

    Oui, aux Etats-Unis =D.
    Faut vraiment que je fasse une FAQ T_T.
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MessageSujet: Re: Jûshi. Jeu 31 Déc - 0:57

    Okay, merci pour l'info alors =)
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MessageSujet: Re: Jûshi. Jeu 31 Déc - 1:03

    Derien =).
    Et voilà c'est fait =D.
    Bon, ben tu as finis ta fiche, alors je la déplace.
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MessageSujet: Re: Jûshi.

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Jûshi.

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