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J'vais te choper, crétin ! [Shade =D]

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MessageSujet: J'vais te choper, crétin ! [Shade =D] Mar 5 Jan - 23:13

>> Dans les rues de Disreputable District, il faisait sombre. Pourtant, il était encore tôt, mais le soleil entamait sa descente vers l’horizon, allongeant les ombres noires des immeubles dans les ruelles étroites et tortueuses du mauvais quartier. On entendait beaucoup de bruits à cette heure, mais c’était un silence vide et froid qui régnait, accentuant le moindre écho. Les bruits de bouteilles qu’on brise, de cannettes vides roulant sur le goudron, des chiens aboyant et des bagarres de chats se répercutaient en dizaines de répliques lointaine, rebondissant sur les murs des immeubles comme autant de balles.

Deux félins en pleine escarmouche, l’un sur une poubelle, l’autre en dessous, stoppèrent leurs feulements hystériques à l’entente d’un bruit de pas qui se rapprochait vite. Rectification. Deux bruits de pas. Non, de course. C’était ça, des bruits de courses, accompagnés de lourds halètements. Des humains. Leur querelle oubliée, les chats s’enfuirent côte à côte et ventre à terre. Si, c’est possible. Ils n’aimaient pas les humains, ici la plupart du temps ils ne recevaient que des coups de pieds de la part de ces affreux bipèdes. Donc, on change de QG et on continue l’engueulade ailleurs. Quelques seconde plus tard surgit dans l’étroit boyau un homme qui devait avoir la vingtaine, et qui se dévoila comme l’origine de ce halètement sifflant. Mal rasé, les cheveux affreusement sales et crépus, il portait un blouson de vieux cuir usé jusqu’à la corne et tenait dans ses mains aux ongles crasseux un sac noir, genre Eastpak, couvert de badges de groupes Hard Rock et de petites piques. Il dérapa sur le pavé mouillé et s’engagea dans la rue, ses pas lourds résonnant interminablement dans l’espace réduit de la ruelle. Il fuyait quelque chose. Quelqu’un.

Elle avait l’air d’une proie facile, cette jeune fille. Une ado avec un physique d’asperge avec, sur son visage, un air d’échappée de l’asile. Elle déambulait dans les rues avec un air… Absent, son sac à dos pendant négligemment de son poing. L’idiote. Mais à en juger par ses vêtements, son apparence propre et sa démarche élégante, il était presque sur qu’elle avait de l’argent dans son sac. Ou au moins des objets de valeur. Alors il avait foncé. Il était passé à coté d’elle en courant, l’avait bousculée en la faisant tomber, afin d’arracher son sac des mains. Sans s’arrêter, il avait disparut avec son larcin. Du moins, c’était ce qu’il croyait. Fail.

Elle aurait du rester par terre. Elle aurait du être sonnée. Elle aurait du rester là, impressionnée et surprise. Elle aurait du hurler en pure perte. Elle n’aurait pas du réagir instantanément, elle n’aurait pas du se relever en un éclair. Elle n’aurait pas du se lancer à sa poursuite avec une rapidité impressionnante pour son gabarit. Et lui, il aurait du réussir, il aurait du s’enfuir tranquillement. Il n’aurait pas du courir comme il le faisait maintenant, il n’aurait pas du sentir le regard silencieux (oui, un regard peut être bruyant, pourquoi ?) de cette fille entre ses omoplates.
Elle ne s’essoufflait ni ne ralentissait. Et si il avait la sensation qu’elle le rattrapait, c’était parce que lui, il ralentissait. Ses poumons devenaient brûlants et il sentait à chaque pas ses pieds devenir plus lourd. Puis soudain, le bruit de course sur ses talons disparut. Il jeta un regard derrière lui, s’attendait à la voir arrêtée, lâchant enfin l’affaire, et fit un bond en la découvrant au dessus du sol, propulsée vers lui. Comme si…Comme si elle venait de lui bondir littéralement dessus. Il n’eut pas le temps de pousser un cri, une exclamation de surprise, que les mains de la fille s’abattaient sur ses épaules et le faisaient tomber sur le sol froid et humide. Un poing osseux s’écrasa sur sa joue avec une force surprenante, bien que peu puissante, et il frissonna en croisant le regard de sa poursuivante, un regard inhumain, aux pupilles verticales. Une Oméga. Quel con. Le sac lui glissa des mains, il ne chercha pas à le retenir.

-C’est à moi ! Casse-toi maintenant, tu froisses mon odorat !


Il ouvrit des yeux surprit. C’était tout ? Quel manque de classe… Un vulgaire animal, somme toute. Cependant, lorsqu’elle le relâcha, le feulement sifflant qu’elle poussa suffit à le faire détaler comme un lapin.
Elle le regarda disparaître à l’angle de la ruelle suivante, les sourcils encore froncés, les lèvres tremblantes sur ses crocs découverts. Enfin ses grosses canines quoi. Non mais… Au fait, ou était-elle ?
Se rendant enfin compte de l’endroit ou sa course l’avait mené, Siumi leva les yeux et jeta un coup d’œil circulaire autour d’elle. Elle ne savait pas ou elle se trouvait. Cependant, rentrer ne serait pas un problème, elle n’aurait qu’à se guider aux odeurs. L’autre crétin sentait tellement la transpiration qu’il ne serait pas difficile de suivre le chemin à l’envers. En même temps, si il n’avait pas tenté de voler son précieux sac…Elle était allée au musée ou elle avait passé la matinée à dessiner, avant de partir vagabonder dans la ville, perdue dans le fouillis de sa tête, avant de tomber sur cet abruti. Son sac contenait tous ses croquis, récents et anciens, ses crayons, le casque de son MP3 et un jeu de cordes de guitare fraîchement acheté… Bref des trucs qui comptaient. Alors fallait pas lui prendre, sinon Siumi pas contente.
Elle fit quelques pas dans la ruelle avant de se figer. Quelqu’un venait de sortir de l’ombre des bâtiments, quelqu’un qu’elle n’avait pas senti, l’affreux fumer du voleur occupant tout l’espace. Fixant celui qui devait l’observer depuis un moment, la jeune Oméga arrêta de marcher et s’immobilisa, les bras ballants, au milieu de la ruelle. Emmerdes ?
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Jûshi.
is Immune to Fear.
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MessageSujet: Re: J'vais te choper, crétin ! [Shade =D] Dim 10 Jan - 23:45

    Un deux trois nous irons au bois... quatre cinq six cueillir des... ta gueule.

    Jûshi n'avait jamais aimé les contraintes, les entraves, les chaînes. Oh, oui, il avait accepté sans rechigner - et même avec beaucoup de bonne volonté - l'autorité maternelle de celle qui l'avait élevé durant les six premières années de sa vie, l'avait aimée, adulée - sans pour autant sombrer dans l'Oedipe, un peu de classe tout de même - sans relâche, en bon fils modèle, en sage garçon, comme il lui avait semblé qu'il était bon de le faire. Mais ça, c'était différent. Ca, c'était sa mère, enfin, avant. Ca, c'était normal. Après, ça ne l'était plus.
    Non, Jûshi n'avait jamais aimé ne pas être libre de ses mouvements. Cela s'était manifesté dès sa naissance, mais il l'avait refoulé, ou, plus globalement, cela n'avait jamais eu à entrer en compte dans son comportement. Son entrée à l'Orphelinat avait, en conséquence, était un choc amer pour sa conscience profonde. A partir de ce jour-là, il n'avait jamais plus été libre, ou tout du moins, jamais plus, pendant huit longues années. C'était peut-être pour ça qu'il avait joué les chieurs notoires et s'était épuisé à trouver un moyen d'échapper à l'Autorité et à toutes ces conneries qui voulaient faire de lui un humble représentant de la caste Chair à Canon. En toute honnêteté, avait-il la gueule d'un soldat, avec ses clavicules saillantes et sa silhouette de Clou-man ? Il aurait peut-être pu faire un job de bureau, se noyer sous une paperasse chiante à crever - ce à quoi il n'aspirait pas -, tomber ingénieur et développeur d'armes de destruction massive - ça, c'était tout de suite plus marrant, mais cela aurait tout de même été une contrainte et il aurait sûrement eu à se coltiner deux ou trois assistants débiles avec lui -, voire même finir interrogateur, a.k.a. tortionnaire de renommée intercontinentale. La classe. Dans une autre vie, peut-être. En chieur notoire, oui, il avait choisi l'anticonformisme qui devenait lui-même une mode, et avait pris le chemin de la rébellion semi-anarchiste. Cela ne l'empêchait pas de prendre les anarchistes pour des cons. Cela ne l'empêchait pas de prendre tout le monde pour des cons.
    Néanmoins, il y avait bien une petite exception. Celle qui confirmait la règle, comme on pouvait le supposer. De toutes les cages, il en était une qu'il acceptait volontiers. Cette même cage qui le rongeait sans doute peu à peu, consumait son être et laissait dans son intérieur des dégâts qui ne s'observeraient bien que plus tard. Oh, oui. Jûshi aimait la cigarette.

    Jûshi aimait cette emprise que le tabac avait sur lui, cet appel qui résonnait dans son crâne, ce besoin profond qui le surprenait comme ça, au détour d'une ruelle, d'un arbre, d'un mur. Cette dépendance maladive qui le réveillait la nuit, l'arrachait à son sommeil déjà bien trop fragile et lui brûlait les doigts, la gorge, cette envie incontrôlable qui s'insinuait à chaque fois dans son esprit, lentement, et grandissait. Ce chuchotement au creux de son oreille qui se transformait en comptine enivrante. Cette ivresse jouissive.
    Jûshi n'était pas libre de ses mouvements, il se l'imposait lui-même. Peut-être que cela résultait de son besoin de voir les choses cadrées, que ça l'incluait dans le lot. Peut-être que c'était dû à son masochisme un brin prononcé. Peut-être que la cause était toute autre et que l'on ne pouvait la connaître. Néanmoins, s'il était une prison dont il ne chercherait jamais à scier les barreaux, c'était celle-là. Il était dépendant. Et il aimait ça.

    Cet après-midi encore, ça l'avait pris. Cet après-midi encore, alors qu'il était affalé de façon hautement classieuse sur son vieux sofa défoncé, sachet de biscuits apéritifs à la main, regardant distraitement la chaîne d'information Russe n°1 - le retour aux sources, comme on disait - et s'exaspérant de l'incapacité du Peuple du Froid à maîtriser les émeutes pacifistes qui rugissaient dans ses rues, il l'avait entendu. L'appel. L'appel du paquet de clope, ouais. Dit comme ça, ça perdait de son charme. Mais ce charme-là, il n'était percevable que de celui dont il était la cible. Lui avait été totalement envoûté. Libido à zéro, conquêtes amoureuses aussi, et attirance pour autrui dans le même lot. De toute façon, il était déjà casé. Sa concubine - ou plutôt ses concubines, car il était plutôt volage et se lassait vite de ces conquêtes-là - était petite, fine et bicolore. Elle aimait jouer avec le feu et avait très bon goût, ne prenait pas trop de place, ne s'étalait pas, et dormait avec ses consœurs dans un petit paquet cartonné rouge et blanc, orné d'un joli logo Lucky Strike sur le devant. Elle n'était pas spécialement belle, mais lui la trouvait très élégante, et surtout très attirante. Elle pouvait en rebuter plus d'un, mais lui n'y résistait pas. Elle était sobre et simple. Comme quoi il n'était pas très difficile.
    Et cet après-midi là, cet après-midi aussi, il était sorti, bonnet sur la tête, écharpes autour du cou et mitaines recouvrant ses mains, t-shirt à manches longues, vieux jean et veste sombres sur le dos, pour une petite balade amoureuse avec celle qu'il désirait tant. Celles. Ils avaient marché au gré du vent. Il en avait consommé une, deux, les avait, acte fait, odieusement rejetées, laissées choir derrière lui, à même le dallage crasseux des bas quartiers, et en avait attrapé une autre, désireux, encore, de combler ce désir qui l'animait. Quatre mégots morts jonchaient les pavés quand il s'était finalement arrêté dans un coin, adossé contre le mur, et avait embrasé une autre cigarette. Celle-ci s'était à peine consumée de moitié qu'il y avait eu du mouvement, et que l'idylle silencieuse s'était brisée.

    Un homme était passé, haletant, sale, sac à la main. Bientôt suivi d'une fille. Fille qui lui avait bondi dessus comme une harpie enragée - les séparations étaient dures, dans un couple, et après tout il ne s'étonnait plus de rien. Elle avait pris le sac, avait sifflé quelque chose, et l'autre était parti. Sous l'oeil perplexe de Jûshi, et de miss Lucky Feu-Brûlant. Mh. Sauter à une telle hauteur n'était pas à la portée de tous. A moins d'avoir été une grande fan de B13 ou des Yamakasi, une ninja de l'ombre tout droit sortie du premier manga pour jeunes ados pré-pubères en mal d'aventures, ou tout simplement un personnage de jeu vidéo, elle aurait difficilement pu parvenir à un tel exploit de façon aussi naturelle. Mais il y avait une deuxième option. Et ce n'était pas celle du film de SF avec la femme panthère tout de cuir SM vêtue. Option qu'il ne connaissait que trop bien. Eh merde, les monstres comme lui pullulaient à tous les coins de rue, maintenant. Un bon coup de karcher n'aurait pas été de refus, histoire d'assainir un peu les rues.
    Se décollant un peu du mur, il plissa légèrement les yeux et ôta sa clope de sa bouche histoire de faire disparaître le voile blanc qui lui obstruait la vue. On n'était jamais trop prudent.
    Elle semblait trop jeune pour être Delta, mais il avait appris à se méfier des apparences.
    Et évidemment, puisque le monde n'était jamais parfait et que de toute façon rien ne pouvait se passer comme il le souhaitait vraiment, elle se retourna, en plein dans sa direction. Merde. Ah que gros merde.
    Vu ?
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MessageSujet: Re: J'vais te choper, crétin ! [Shade =D] Sam 13 Fév - 0:57

[Désolée du temps de réponse, j'ai été submergée par les études et par un animal de compagnie très affectueux surnommé "Petit copain". Bref, voilà enfin une réponse que j'ai jugée assez potable pour poster ^^']

>>Wow.
Celui qu’elle venait de sentir était sorti de l’ombre, trahi par la fumée de sa clope. Elle détestait cette odeur. Une odeur amère, qui attaquait son odorat, masquait le reste, et cette fumée, qui cachait à sa vue le visage de celui qui lui faisait face. Un tube de papier, plein de cochonneries, avec un bout de mousse au bout. Ouais, filtre, mais c’est pareil, ça jonche les rues et ça pue le tabac froid. Passons.

L’individu, donc, retira justement la clope qu’il avait dans le bec, dégageant le rideau de fumée de devant son visage et dévoilant son visage. Il sembla également s’immobiliser, comme si il tentait de se fondre dans le décor. Raté, mec, ça marche pas avec moi. Tu sens tellement le mégot que de toute façon, maintenant que je connais ton odeur, je pourrais te pister dans toute la ville les yeux fermés. Cependant, ami ou ennemi ? Humain, ou contaminé ? Gentil ou Méchant ? Pour l’instant, elle n’en savait rien, alors valait mieux se montrer prudence. Elle choisit donc d’observer, avant toute chose, l’OVNI qui se trouvait devant elle. Il lui rappelait quelqu’un…

Il
(oui, déjà c’était un homme) était grand et maigre. Siumi le devinait facilement, avec son menton pointu, et ses mains squelettiques. Il portait des vêtements sombres et vieux, le cou enserré de deux écharpes. Le genre d’individu qui se fiche de son apparence et se fond dans l’ombre. Le genre d’individu qui n’aime pas se faire remarquer. Le genre d’individu qui n’aime pas les rencontres. Et enfin, il possédait une masse de cheveux incroyable, noire et ondulés, qui formaient une touffe épaisse qui dissimulait un peu son visage, un peu … Comme Slash. Voilà pourquoi cet inconnu à la vingtaine franchie lui rappelait quelqu’un, Sa touffe bouclée couleur corbeau lui rappelait le guitariste de son groupe Favoris, dont un immense poster ornait le mur de sa chambre. Côté lit, juste à côté du portant qu’elle avait fixé au mur pour accrocher sa guitare. Il avait été chiant à accrocher, ce poster, et seul le miracle d’une demi-tonne de Patafix le maintenait collé au mur. Bref. Siumi eu un demi sourire, ses yeux aux pupilles verticales détaillant avec un peu plus d’intérêt celui qui se trouvait devant elle. Oh bien sur, Slash était mort et enterré depuis longtemps, mais elle était dans ce cas quasiment certaine qu’elle avait devant ses yeux la réincarnation de l’artiste. Avant d’être ramenée sur terre par sa conscience. "On ne se réincarne pas. Ah pardon, qu’est ce que t’en sais d’abord ? J’le sais, c’est tout. Ben moi non. D’accord. Très bien. Oui, voilà. Bon en fait ta gueule. J’ai pas de conscience, je suis trop distraite."

Siumi cligna des yeux, histoire d’apercevoir un détail qui lui aurait échappé à cause que ses yeux ils étaient trop sales, mais non, rien de plus, si ce n’était un air profondément ennuyé peint sur le visage de Slash 2, le retour. Et méfiant, aussi, mais ça elle le sentait à l’odeur. Comme les animaux, les humains dégageaient des odeurs qui trahissaient leurs émotions. En même temps, cela n’étonnait pas Siumi qui considérait l’espèce humaine comme des animaux ratés. Ça l’arrangeait de se dire qu’elle n’était pas humaine, d’ailleurs, et de se rappeler qu’elle possédait des capacités hors du commun, dignes de celles d’un félin. Les sens surdéveloppés, les bonds fantastiques, les acrobaties dignes d’un pro, elle savait le faire d’instinct, sans réfléchir. Les Omégas étaient des humains améliorés. Où dégénérés, ça dépendait du point de vue. Et donc, cet homme était clairement dans une attitude méfiante, elle le voyait, le ressentait, elle pouvait distinguer ses yeux noirs qui brillaient à travers le rideau sombre de son épaisse chevelure. Il y avait autre chose, mais elle n’arrivait pas à mettre le doigt dessus… Il n’était pas normal.

La jeune fille crispa les doigts sur la poignée de son sac, puis se décida, avec des gestes lents et calculés, à le passer sur ses épaules. Elle avait apprit depuis longtemps que dans une pareille situation, c'est-à-dire lorsque deux personne se scannaient du regard dans une immobilité parfaite, il valait mieux éviter les gestes brusques. Si l’inconnu était hostile, elle ne voulait pas être gênée dans ses mouvements, avoir une main prise, ou se faire à nouveau voler son sac. Ce gars, là, il était bien différent du détritus ambulant qui avait essayé de lui tailler son sac. Il dégageait une aura bien différente, son odeur était celle d’un… Elle aurait dit, pour les comparer, que le premier était un rat, et celui-ci, un loup (avec un seul œil et deux écharpes…*ZBLARF*.) et, lui, il n’avait pas peur. Elle non plus, cela dit.

Réalisant soudain que ça devait faire deux ou trois bonnes minutes qu’ils se regardaient en chien de faïence, la jeune Oméga décida de parler, tentant le tout pour le tout. Ou tentant juste de dissiper cet affreux silence qui commençait à l’oppresser. Si elle avait été seule, cette absence totale de bruit ne l’aurait pas dérangée, mais là, avec ce mec qui la fixait, une certaine tension commençait à naitre en elle et elle jugea bon d’évacuer un peu la pression.

-Salut.

Courageux. Culotté. Pitoyable.
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MessageSujet: Re: J'vais te choper, crétin ! [Shade =D]

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J'vais te choper, crétin ! [Shade =D]

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